<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><rss xmlns:atom='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' version='2.0'><channel><atom:id>tag:blogger.com,1999:blog-8939377368278485019</atom:id><lastBuildDate>Mon, 28 Dec 2009 10:22:26 +0000</lastBuildDate><title>Xavier, diacre catholique</title><description>Homélies. La plupart de ces homélies sont à usage des paroissiens de la Paroisse St Paul en Soissonnais, Soissons, AISNE, FRANCE</description><link>http://xavierdiacrecatholique.blogspot.com/</link><managingEditor>xvrvillette@gmail.com (Xavier diacre catholique)</managingEditor><generator>Blogger</generator><openSearch:totalResults>13</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>25</openSearch:itemsPerPage><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8939377368278485019.post-3487004055122745025</guid><pubDate>Mon, 28 Dec 2009 10:07:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-12-28T10:22:26.643Z</atom:updated><title>Homélie pour la messe de la nuit de Noël 2009</title><description>&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le diacre invite les enfants à s'approcher et à s'asseoir autour de l'autel pour écouter la parole de Dieu.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir, nous fêtons Noël. Nous fêtons Jésus qui naît sur la Terre. Mais dites moi les enfants, des bébés comme Jésus, il en est né des milliards, et il en naît encore. Pourquoi fêter celui-là, plus que les autres, et depuis 2000 ans ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous fêtons cette naissance là parce que Jésus est Dieu et qu'il est &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;en même temps &lt;/span&gt;un être humain. Nous disons que Jésus est en même temps &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;vraiment Dieu&lt;/span&gt;, et &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;vraiment homme. &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jesus est vraiment un homme. Il est né à un endroit précis de la Terre, à Bethléem, dans un pays connu, en Palestine. Il est né dans un pays occupé par une armée étrangère, l'armée romaine. Nous avons des écrits d'auteurs romains, des ennemis du peuple juif de l'époque, qui parlent de Jésus. Nous avons des traces historiques, de la vie de Jésus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis Jésus est vraiment Dieu. C'est notre foi. &lt;br /&gt;Une partie de ses paroles nous sont connues, ainsi qu'une partie de ce qu'il a fait pour soulager les peines des hommes et des femmes de son temps. Jésus a parlé avec une sagesse qui étonne encore aujourd'hui. Une sagesse qui inspire le respect. Et cette très grande sagesse nous invite à prendre au sérieux &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;tout&lt;/span&gt; ce qu'il a dit, pas seulement une partie. On prend tout, ou on jette tout.  Les chrétiens prennent tout. Dans ce que Jésus nous a dit d'étonnant il ya par exemple ce qu'il nous a dit sur son Père. Il a dit que Dieu nous aime comme un Père, comme un papa. Il a dit que lui-même, Jésus, est en Dieu, que celui qui l'a vu, lui, a vu le Père. Il a dit qu'après sa mort il nous enverrait un autre guide que lui, savez vous qui ? ...le Saint Esprit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oh, j'ai parlé de la mort de Jésus! Aujourd'hui nous fêtons sa naissance et voilà que je parle déjà de sa mort. Eh oui, car si nous fêtons Noël, si nous fêtons la naissance de Jésus, c'est à cause de sa mort et de sa Résurrection, à cause de Pâques. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est un peu difficile à comprendre. Alors nous allons nous faire aider par Saint Ignace de Loyola. Saint Ignace est un très grand saint, qui a inventé des exercices pour mieux comprendre Dieu. Quand vous serez grands, vous les ferez si vous voulez. On appelle ça les exercices spirituels de Saint Ignace. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mieux comprendre Dieu, nous allons regarder un exercice. Le premier exercice de la deuxième semaine. Pour cela il me faut trois chaises. Les servants d'autel vont nous apporter trois chaises.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous allons les disposer en triangle, tournées vers le centre du triangle.  Il me faut trois enfants pour s'assoir sur les chaises. Un enfant pour représenter le Père, un enfant pour représenter le Fils , et un troisième pour représenter le Saint Esprit. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et personne au milieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voici ce que nous dit Ignace: Nous allons imaginer que nous sommes avant la naissance de Jésus, et même avant l'Annonciation. Les trois personnes divines regardent le monde, la Terre, à leurs pieds. Et que voit-il ? Il voit les hommes et les femmes qui se disputent, qui se déchirent, qui s'entretuent, il en voient qui souffrent de maladies, et d'autres qui sont dans la peur, d'autres qui ont faim, ou soif, ou qui sont seuls, abandonnés, ...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Dieu réfléchit. Comment faire? Comment les aider? Et le regard du Père se tourne vers le Fils. Et le regard de l'Esprit Saint se tourne vers le Fils. Et ensemble, tous les trois, ils décident que c'est lui, le Fils, qui va aller sur la Terre, pour aider les humains qui en ont bien besoin... Et sitôt dit, sitôt fait, Dieu envoie un ange pour demander à Marie d'accueillir Jésus en elle. La suite, vous la connaissez... Marie dit oui. Et puis Jésus naît à Bethléem, c'est le récit de notre évangile du jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors on comprend mieux la parole de l'ange. "Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur." Les anges savent eux, d'où vient cet enfant. Ils savent quel projet de Dieu est là, dans cet enfant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprend mieux aussi la Parole de Saint Paul : « la grâce de Dieu s'est manifestée pour le salut de tous les hommes »  La grâce de Dieu, la décision de Dieu d'envoyer le Fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On comprend mieux la prophétie d'Isaïe, prononcée plusieurs centaines d'année avant la naissance de Jésus, sans doute à l'occasion de la naissance d'un héritier royal : « un fils nous a été donné »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, celui qui prend le temps de méditer cet exercice parvient à entrer  profondément dans la joie du psaume : « Chantez au Seigneur un chant nouveau, chantez au Seigneur, terre entière, chantez au Seigneur et bénissez son nom ! De jour en jour, proclamez son salut, racontez à tous les peuples sa gloire, à toutes les nations ses merveilles ! Joie au ciel ! Exulte la terre ! » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amen&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8939377368278485019-3487004055122745025?l=xavierdiacrecatholique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://xavierdiacrecatholique.blogspot.com/2009/12/homelie-pour-la-messe-de-la-nuit-de.html</link><author>xvrvillette@gmail.com (Xavier diacre catholique)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8939377368278485019.post-6225783441688246408</guid><pubDate>Sat, 12 Dec 2009 14:31:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-12-12T14:43:25.374Z</atom:updated><title>Homélie pour le troisième dimanche de l'avent 13 12 2009</title><description>Waouh! Quelle ambiance frères et sœurs, dans les trois premières lectures ! Le mot qui revient le plus souvent est « &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;joie&lt;/span&gt; ». « Joie, cris de joie, joie du Seigneur, allégresse, fête ». La première lecture, du livre de Sophonie, le Psaume, le passage de la lettre aux Philippiens en sont remplis...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi cette joie? Pourquoi cette allégresse ? Ces cris ? Que se passe-t-il, à la fois dans le coeur de Sophonie, mais aussi dans celui de l'auteur du premier Isaïe, ou de Paul, à trois époques bien différentes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse est toujours la même : « ton Dieu est là, il est tout proche de toi, il est au milieu de vous, le voici celui qui me sauve, … » C'est ce que résume d'ailleurs le refrain proposé par la liturgie pour le psaume : « Laissons éclater notre joie : Dieu est au milieu de nous. ».  Arrêtons nous quelques instants : « Dieu est au milieu de nous » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Seigneur emplis nous de ta joie, fais nous vivre l'expérience de ta joie, ici, maintenant... Libère nous des scrupules, des peines, des souffrances qui nous empêchent de goûter ta joie. Fais grandir en nous par cette eucharistie la joie intérieure d'être les amis de Jésus.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;avent&lt;/span&gt;, vous le savez, c'est le temps de ... l'&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;apprêt&lt;/span&gt;. Avent : a v E n t, et apprêt : a p P r E T, s'apprêter, se préparer. L'avent, c'est le temps pour laisser monter en soi la joie que nous devons à la venue du Seigneur. Pour prendre conscience de ce que signifie Noël : Dieu parmi nous! Dieu dans l'homme. Incroyable... Et pourtant si, c'est vrai : Dieu vient dans l'homme en Jésus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Forts de cette joie, nous sommes plus armés pour regarder en face l'Évangile, et Jean-Baptiste qui prépare lui-aussi la venue de Jésus-Christ. L'Évangile semble loin de la joie des trois premiers textes... Qu'en est-il vraiment ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour entrer dans cette question, je vais utiliser une couleur : le &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;violet&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous le savez, pendant l'avent, comme pendant le carême, comme pour les funérailles, les célébrants s'habillent de violet. Le violet est aussi la couleur de l'étole du prêtre lors de la confession. C'est sans doute que tout cela va ensemble : l'attente d'un événement. Qu'attendons-nous donc ?&lt;br /&gt; Pour l'avent : Noël, venue de Jésus parmi nous; &lt;br /&gt; pour le Carême : Pâques : résurrection, victoire de Dieu sur la mort; &lt;br /&gt; pour les funérailles : la résurrection du défunt...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; Et pour la confession ? Qu'attendons nous ? Ne me dites pas : « plus rien, je n'y vais plus... » Non. Non. Nous attendons le pardon des fautes que nous avons sur le cœur, nous attendons la réconciliation. Nous attendons d'être comme réinjectés dans la joie de Dieu. Libérés de nos chaînes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et du coup, le &lt;span style="font-weight:bold;"&gt;violet&lt;/span&gt; de la confession nous aide à comprendre quelque chose de plus à l'avent. Car l'attente n'est pas passive. De même que pour recevoir le sacrement de la réconciliation nous commençons par faire une démarche, pour dire notre désir de conversion, de même, l'Église nous invite par l'Évangile d'aujourd'hui, à changer quelque chose dans notre vie pour devenir plus perméables à la joie de Dieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi Jean Baptiste reçoit les juifs de son temps et les invite à changer : aux uns il dit :  « partagez », aux autres : « ne profitez pas de votre pouvoir », aux troisièmes : « pas de violences inutiles ». Nous aussi nous sommes invités à faire un pas de plus en compagnonnage avec Jésus. Un pas. Commençons par un pas. Selon nos états de vie. Selon nos situations. Un pas concret dans cet avent. Vous remarquerez que Jean indique clairement des gestes visibles, tournés vers les autres. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi l'Avent nous invite à la joie, l'avent nous invite à l'apprêt, l'avent nous invite à mettre une petite pièce de conversion pour recevoir un si gros billet de joie. C'est vraiment un gros billet. C'est Jack-pot! Nous sommes trop habitués à ces textes pour y rester attentifs, mais ce que Jean annonce, c'est une bombe. Déjà, à son époque, le baptême est une nouveauté. Le baptême n'apparait pas ou presque dans la première alliance. Le baptême d'eau c'est nouveau. D'ailleurs cela lui vaudra un surnom :  « le baptiseur ». Mais alors, si le baptême d'eau est déjà nouveau, le baptême dans le feu et l'Esprit Saint, ça, c'est totalement mystérieux et énorme. Qu'est ce que cela veut dire... C'est seulement à la Pentecôte que les disciples comprendront : l'Esprit Saint, une des trois personnes divines qui vient en moi, en vous, en nous, qui nous éclaire et qui nous guide et nous emplit de joie malgré tout. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement l'Évangile aussi nous conduit à la joie. Alors je peux compléter ma prière de tout à l'heure :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Père, emplis nous de ta joie, fais nous vivre l'expérience de ta joie, ici, maintenant... Libère nous des scrupules, des peines, des souffrances qui nous empêchent de goûter ta joie. Fais grandir en nous par cette eucharistie la joie intérieure d'être les amis de Jésus. Qu'elle soit en nous la porte ouverte pour accueillir l'effusion de ton Esprit Saint. Et qu'ainsi fortifiés nous devenions de plus en plus frères des hommes et des femmes de ce temps. Je te le demande par Jésus, ton Fils, notre Seigneur Amen&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8939377368278485019-6225783441688246408?l=xavierdiacrecatholique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://xavierdiacrecatholique.blogspot.com/2009/12/homelie-pour-le-troisieme-dimanche-de.html</link><author>xvrvillette@gmail.com (Xavier diacre catholique)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8939377368278485019.post-1340063389011611127</guid><pubDate>Sat, 21 Nov 2009 16:50:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-11-21T17:15:37.909Z</atom:updated><title>Homélie pour la fête du Christ-Roi</title><description>Christ, roi de l'univers..., Christ , Roi,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En préparant cette homélie, une image m'est venue. J'étais comme un commentateur de radio, appelons le Daniel, et voici que le présentateur de l'émission, qui est en studio et que je vais appeler au hasard Emile, me passe l'antenne pour commenter un événement exceptionnel, le couronnement d'un roi inconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais essayer de vous la partager:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Daniel, est-ce que vous m'entendez, où en est la cérémonie du couronnement du roi de l'univers ?&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout à fait Emile, je vous reçois 5 sur 5. Je me trouve sur l'avenue Robert SCHUMAN, devant l'Eglise de la Résurrection, et je vois devant moi une immense étendue, qui semble monter jusqu'au ciel, et tout au fond comme un trône resplendissant de lumière, sur lequel est assis un homme. Il a l'apparence d'un noble vieillard. Tous sont tournés vers lui et semblent le servir. C'est d'une beauté quasiment insoutenable...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Daniel, je vous interromps, est-ce que vous arrivez à voir celui qui va être sacré roi? Tous nos auditeurs se demandent de qui il s'agit. Le secret a été bien gardé et il semble que même les riches et les puissants ne soient pas dans la confidence...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non Emile, pour l'instant je ne vois pas, mais il y a comme un mouvement sur ma droite, oui, je vois qu'un homme s'avance. Il n'est pas seul d'ailleurs, il y a une foule immense de ses amis  Il est vêtu magnifiquement, on dirait qu'il émane de lui une force extraordinaire. Il s''avance vers le trône du vieillard qui se lève pour l'accueillir et le serrer dans ses bras, et il lui remet la domination, la gloire et la royauté. La foule est en liesse. Une joie indescriptible et j'entends s'élever un chant, qui est sur nos programmes d'ailleurs, le titre c'est « Psaume 92 ». Emile écoutez c'est incroyable ce qui se passe ici...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Daniel, j'insiste pour nos auditeurs, nous allons bientôt devoir rendre l'antenne, est-ce que vous voyez qui est ce nouveau roi ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Non, Emile, je suis trop loin encore, j'essaie de m'approcher. Je vois pour l'instant que le roi est entouré par une foule de plus en plus nombreuse d'amis, ceux qui l'ont accompagné, ceux qui ont cru en lui, et aussi ceux qui se sont servi de leur vie pour aimer. Ces gens chantent, pleurent de joie, et je vois aussi d'autres personnes, en grand nombre, qui s'effondrent en ayant l'air accablés en le voyant, qui déchirent leurs vêtements, tous ceux qui l'ont rejeté, tous ceux qui l'ont méprisé, tous ceux qui ont rejeté les plus petits parmi les hommes. Ce sont maintenant des tribus entières qui se lamentent de ne pas l'avoir suivi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà Emile, nous allons bientôt savoir, il va bientôt passer devant moi et je … oh, Emile, c'est incroyable, non, ce n'est pas possible, on dirait, on dirait ce juif de Nazareth, vous savez ce semeur de trouble, ce SDF de Palestine, celui qui a été crucifié à Jérusalem il y a presque 2000 ans, je ne retrouve plus son nom...  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce moment s'interrompt brutalement mon rêve, et je regarde une autre scène. Je suis cette fois à Jérusalem. Deux hommes se font face : l'un a l'air d'un roi, ou au moins d'un chef. L'autre est en sang, il porte une couronne d'épines sur la tête. On voit qu'il a été torturé, fouetté. On a craché sur son visage. Le chef lui dit : « Alors, tu es roi ? » Et l'autre, le condamné, lui répond : « C'est toi qui dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sens que j'assiste à un moment crucial de la vie du monde. Ce pauvre homme, torturé, sali, moqué, c'est lui, contre toute apparence, qui va devenir le roi. Il ne dit pas « je suis roi ». Il ne le peut pas, car il n'a pas encore totalement fini sa mission à cet instant-là. Il n'est plus qu'à quelques heures d'y parvenir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en naissant dans le monde, d'abord, puis en donnant les années de sa vie, puis en donnant son agonie et sa mort, qu'il accomplit la mission que Dieu, son Père a désiré : libérer les hommes de la fatalité de la mort et du péché. Il n'y avait pas d'autre moyen. Pour vaincre la mort il fallait passer par là. Il fallait s'incarner, il fallait aimer, il fallait annoncer que Dieu nous aime comme un Père, il fallait se trouver confronté à la haine du démon, il fallait perdre la vie, devenir un mort, et du dedans de la mort ouvrir un chemin vers la vie pour les morts eux-même, un chemin de Résurrection. Il fallait qu'il y aille. Dieu n'a pas désiré la mort de son Fils. Mais Dieu avait besoin que son Fils aille accomplir cette mission, pour nous, uniquement pour nous. Nous pouvons imaginer la joie du Père, le jour des retrouvailles, la joie dont est témoin le prophète Daniel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alleluia, loué soit Jésus-christ  …............. A jamais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et nous pouvons aussi, ayant médité sur ces deux scènes, prendre le temps de laisser monter à l'intérieur de nous une conviction : « il a fait ça pour moi ». Il y avait au moins une fraction de goutte de son sang, une fraction de sa souffrance, pour moi. Dieu aurait pu rester pénard dans son ciel. Il est passé par Jérusalem pour moi. Est-ce que je fais le choix de Jésus? Est-ce que je serai de ses amis, au couronnement?                 Amen&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8939377368278485019-1340063389011611127?l=xavierdiacrecatholique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://xavierdiacrecatholique.blogspot.com/2009/11/homelie-pour-la-fete-du-christ-roi.html</link><author>xvrvillette@gmail.com (Xavier diacre catholique)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8939377368278485019.post-3540776172980056812</guid><pubDate>Sun, 30 Aug 2009 15:05:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-08-30T16:08:14.482+01:00</atom:updated><title>Homélie pour le 22ème dimanche ordinaire</title><description>&lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;Le Psaume 14 s’ouvre par la question que nous avons lue : « Seigneur, qui séjournera sous ta tente » ? Il s’agit d’un psaume, donc un texte de l’ancien testament. Il fait référence à la tente de la rencontre, que Dieu avait choisie pour y séjourner et y rencontrer son peuple. Rappelez vous, le peuple était nomade au désert. Donc cette expression, « séjourner sous la tente de Dieu », c’est être accueilli par lui, chez lui, dans sa demeure. Mille ans plus tard, un jeune homme riche viendra poser exactement la même question à Jésus : « maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle ? » Et c’est la question de tous ceux qui cherchent à mettre leurs pas dans les pas de Jésus.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;En lisant la Bible, nous voyons que Dieu répond à cette question &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;par étapes&lt;/b&gt;. Avec beaucoup de patience et de pédagogie, il fait parcourir à son peuple un chemin de découverte progressive de son amour. Dieu ne dit pas tout tout de suite à Abraham, puis à Moïse. Le sommet de son message, qui s’appelle Jésus, ne viendra qu’après des années d’apprentissage pour Israel. Et de même, nous qui sommes chrétiens, nous mettons du temps à passer les étapes de la découverte de l’amour de Dieu. Nous faisons en raccourci le chemin d’Israel. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;Donc Dieu répond par étapes. La première lecture nous rappelle l’une des toutes premières, que le peuple a vécu avec Moïse. Moïse, c’est l’homme des tables&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;de la Loi, des dix commandements et de toute la loi juive &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;qui en découle : nous la trouvons dans les livres de l’Exode, du Lévitique, du Deuteronome. &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;Dieu donne d’abord à son peuple une loi. Comme on donne d’abord à un enfant des règles. On n’attend pas le cours de physique de première pour lui dire : ne mets pas tes doigts dans la prise de courant ! ». Les parents sont obligés de définir des règles, de les imposer aux enfants avec des explications souvent incomplètes. Dieu procède de la même manière. Il donne une loi, et il demande qu’on l’écoute, qu’on ne la déforme pas, et qu’on la mette en application. Parce que cela va permettre à son peuple d’avancer vers des révélations plus incroyables. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;Ecouter la loi, ne pas la déformer, et la mettre en pratique. Voilà ce que nous dit le passage du Deuteronome. Du coup, il n’est pas du tout étonnant de trouver dans le psaume que celui qui se conduit bien c’est celui qui agit conformément à la loi de Moise. Or si nous regardons les « bons comportements » du psaume, ils ne nous choquent pas, car la loi est déjà une loi d’amour.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;Puis vient Jésus, 1000 ans plus tard. C’est l’étape décisive. &lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt; &lt;/span&gt;Nous savons maintenant ce qu’il est venu nous apprendre : Dieu nous aime comme un Père, il nous adopte comme ses enfants.&lt;span style="mso-spacerun:yes"&gt;  &lt;/span&gt;Il nous envoie son fils pour nous le révéler. Jésus va mourir pour nous, pour détruire les liens de la mort et du péché en nous. Et la loi d’amour ne sera plus écrite sur des livres mais dans nos cœurs, dans nos corps où se trouve désormais la tente de Dieu, le temple de l’Esprit Saint. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;Dans le passage de St marc, nous voyons Jésus dialoguer avec des pharisiens. Ceux-ci lui reprochent que ses disciples mangent sans faire les ablutions rituelles des juifs. Alors Jésus va donner deux enseignements. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;Premièrement : si le respect de la loi est devenu une coquille vide, si celui qui observe le précepte l’a séparé de son fondement, qui est l’amour, alors il commet une hypocrisie. Jésus dit « il m’honore des lèvres mais en vérité il est loin de moi. ». La loi est là pour nous apprendre progressivement à entrer dans l’amour de Dieu. Il ne suffit pas de respecter la lettre de la loi, il faut s’imprégner de son esprit, de ce qu’elle nous apprend. Il faut laisser nos cœurs évoluer vers le bon que nous indique &lt;st1:personname productid="la loi. Il" st="on"&gt;la loi. Il&lt;/st1:personname&gt; faut laisser nos cœurs être modelés vers le bien, petit à petit, par la pratique de la loi.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;Le deuxième enseignement vient conforter le premier : ce n’est pas la nourriture que vous absorbez qui vous rend impurs, ce sont vos paroles, vos pensées, ce qui sort de vos cœurs. &lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;C’est pourquoi il est si important de se laisser « convertir » au bien. Pour éviter qu’il ne sorte de nous des paroles, des pensées destructrices, qui salissent ou qui font mal, qui sont indignes de Dieu qui a monté sa tente en nous-même.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;St Jacques, en méditant sur Jésus, apporte aussi sa pierre : il ne nous invite plus seulement à accueillir en nous la loi, mais à accueillir la parole de Dieu, c'est-à-dire Jésus lui-même : &lt;span style="color:blue"&gt;21b  Accueillez donc humblement la parole de Dieu semée en vous ; elle est capable de vous sauver. &lt;/span&gt;Nous n’écoutons plus seulement une loi écrite sur papier. Nous écoutons Jésus qui nous parle par l’Esprit Saint. La Parole &lt;b style="mso-bidi-font-weight:normal"&gt;est&lt;/b&gt; semée en nous. Dieu nous parle. Il nous faut la laisser se déployer. Chacun de nous est appelé à vivre la parole de Paul : « ce n’est plus moi qui vis, c’est le &lt;christ&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;Dans quelques instants nous allons dire notre foi. Je vous invite à garder à l’esprit la phrase de St jacques : « la parole de Dieu est capable de vous sauver ». Cette parole est espoir pour ceux d’entre nous qui doutent, qui désespèrent.&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;Puis nous allons recevoir le corps du Christ, Jésus qui vient en nous. Là encore concentrons nous sur ce que nous dit Jacques : « accueillez humblement la Parole semée en vous »&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;&lt;o:p&gt; &lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;  &lt;p class="MsoNormal" style="text-align:justify"&gt;&lt;span style="font-size:12.0pt"&gt;Amen&lt;o:p&gt;&lt;/o:p&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8939377368278485019-3540776172980056812?l=xavierdiacrecatholique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://xavierdiacrecatholique.blogspot.com/2009/08/homelie-pour-le-22eme-dimanche.html</link><author>xvrvillette@gmail.com (Xavier diacre catholique)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8939377368278485019.post-790732702868886489</guid><pubDate>Sun, 17 May 2009 09:34:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-05-17T10:44:42.135+01:00</atom:updated><title>homélie pour le 6ème dimanche de Pâques</title><description>&lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;font-size:85%;"&gt;Hier soir je suis allé à la Maison Sainte Croix pour présenter un livre à un groupe de laïcs du diocèse qui sont en formation. La formation s'appelle le CFM, le Centre de Formation Missionnaire. Tous les deux ans le diocèse appelle une quarantaine de laics à un cycle de formation qui se fait sur des week-ends. Dans toutes les paroisses il y a des gens qui ont fait cette formation. Il y avait d'ailleurs des gens de notre paroisse hier.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;font-size:85%;"&gt;Je devais leur présenter un livre qui s'appelle « proposer la foi dans la société actuelle, lettre des évêques aux catholiques de France ». Une lettre, mais de 130 pages. Un vrai livre en quelque sorte,  écrit en 1996 et qui est encore pleinement d'actualité. Dans ce livre les évêques de France parlent de leur réflexion pour les années à venir, sur le thème « comment proposer la foi, pourquoi proposer la foi ». Et à la question « pourquoi proposer la foi » ils répondent à la page 50 par ces mots : « Si nous proposons aux hommes la Parole de Dieu et les sacrements de la foi, &lt;b&gt;ce n'est que dans ce but &lt;/b&gt;: pour que nous connaissions la JOIE de vivre en enfants de Dieu.  » Or que dit Jésus dans notre évangile de ce jour ? Jésus est au dernier soir de sa vie avec ses apôtres : il récapitule tout son enseignement, toute sa vie sur la Terre Sainte, et il dit :  « Je vous ai dit tout cela, pour que ma JOIE soit en vous, et que vous soyez comblés de joie. »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;font-size:85%;"&gt;J'aime énormément ce texte à cause de la Joie. La joie comme but de la rencontre avec Dieu. La joie de Jésus lui-même, en nous. Tout cela pour que nous ayons la joie. Est-ce que nous en sommes bien convaincus? Est-ce que cette joie de Dieu se voit dans nos rapports entre nous ? Est-ce que nous nous la disons suffisamment ? Est-ce que nous la transpirons suffisamment. Jésus a peiné sur les routes de Palestine, il a couché dehors par terre, il a sillonné le pays, il a guéri les malades, pardonné les péchés, et même ressuscité des morts, pour que nous vivions de la joie de Dieu. Et nous, nous nous chamaillons entre confessions chrétiennes, entre chrétiens d'une même église, d'un même diocèse, d'une même paroisse. Est-ce que nous chrétiens nous parfumons de joie la vie de nos contemporains? Pas suffisamment... Nous ne nous aimons pas suffisamment. Or Jésus nous le répète dans tout le chapitre 15 de Jean : « demeurez dans mon amour ». Dans demeurer, il y a durer : soyez durablement dans mon amour. Il y a aussi faire sa demeure : « faites votre maison dans mon amour. Soyez chez moi comme chez vous. » Vous connaissez sans doute cette belle cantate de Bach que l'on appelle habituellement « Jésus, que ma joie demeure » Vous connaissez ? Vous savez que ce n'est pas la meilleure traduction du titre allemand, qui serait plutôt : « Jésus, demeure ma joie » Toi, Jésus , sois ma joie. Si vous l'avez chez vous, écoutez la aujourd'hui en pensant à l'évangile. Vous pouvez aussi en trouver plein de versions différentes sur You tube.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;font-size:85%;"&gt;Mais, il faut le reconnaître, la difficulté des chrétiens à mettre en oeuvre le commandement d'amour ne date pas d'hier. Ni d'avant-hier. Si nous regardons la lettre de Jean qui nous est proposée aujourd'hui, que voyons-nous, que dit Jean aux destina taires de la lettre? Ce sont des gens qui lui sont chers, il leur dit « mes bien aimés » Et quel message envoie-t-il ? « Mes bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, puisque l'amour vient de Dieu. Tous ceux qui aiment sont enfants de Dieu, et ils connaissent Dieu.&lt;span style="color:#ff0000;"&gt; &lt;/span&gt;Celui qui n'aime pas ne connaît pas Dieu, car Dieu est amour. » Déjà nous voyons Jean qui enfonce le clou... « Aimez vous, aimons nous les uns les autres ». S'il le fait, c'est qu'il fallait le rappeler, déjà. Alors, quel profit tirer de cette lecture? Faut-il en déduire que c'est trop difficile, que les hommes essaient depuis des générations, que nous n'y arriverons pas ? Non... Plutôt qu'il faut  être rempli d'Espérance. C'est dur, mais depuis 2000 ans le message passe les générations. Depuis 2000 ans des hommes et des femmes en grand nombre avancent sur ce chemin. Et si c'est dur, alors sollicitons l'aide du Seigneur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;font-size:85%;"&gt;La première lecture peut sans doute nous aider. Nous y voyons Pierre, à un moment charnière des Actes des Apôtres. Saint Luc nous a montré que Pierre et Paul divergeaient sur un point : est-ce que la Bonne Nouvelle est pour les juifs, ou pour tous ? Pour la recevoir, faut-il d'abord se convertir aux lois d'Israel et devenir juif ? Pierre penche pour cette solution. L'auteur nous montre comment Dieu va guider Pierre, pour qu'il élargisse l'espace de sa tente, pour qu'il admette que le don de Dieu est pour tous, juif ou pas. Pierre a eu une vision. Dieu lui a fait comprendre qu'il désire faire de Corneille et de sa famille des disciples du Christ. Et Pierre prend la Parole. Humblement il reconnaît ce qu'il découvre. Il accepte l'enseignement de Dieu, il met son orgueil dans sa poche, et il s'ouvre à l'invitation du Seigneur. Pierre n'ergote pas. Il ne chipote pas. Il se laisse guider par l'Esprit Saint qu'il a reçu à la Pentecôte. Et alors se produit une autre Pentecôte. Mais cette fois ce ne sont pas des juifs qui sont touchés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;font-size:85%;"&gt;Luc donne une description de ce qui se passe. Les juifs sont étonnés. Entendez les juifs convertis, ceux qui ont reçu le Saint-Esprit. Ceux qui savent quel effet ça fait. Ils voient tout à coup des non-juifs qui se mettent à chanter en langue, comme eux! «  Car on les entendait dire des paroles mystérieuses et chanter la grandeur de Dieu » Ecoutons Pierre : « En vérité, je le comprends : Dieu ne fait pas de différence entre les hommes mais, quelle que soit leur race, il accueille les hommes qui l'adorent et font ce qui est juste.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;font-size:85%;"&gt;Aucun doute : pour ces tous premiers chrétiens, l'entrée dans la vie chrétienne s'est faite par le don de l'Esprit Saint. Et Pierre, qui en a été témoin, a décidé alors de donner le baptême aux nouveaux disciples. Que devons nous en tirer pour nous aujourd'hui ? Que l'invitation de St jean à aimer, à demeurer dans l'amour du Christ, même si elle est à reprendre de génération en génération, est une tâche possible, et une tâche joyeuse, avec l'aide de l'Esprit Saint. C'est pourquoi nous devons le demander, avec ferveur et sans nous lasser : Père, ouvre nous à l'Esprit Saint, et qu'il produise en nous cette capacité à demeurer dans ton amour. Nous te le demandons par Jésus, ton fils, notre Seigneur,&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 11pt;font-size:85%;"&gt;Amen&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8939377368278485019-790732702868886489?l=xavierdiacrecatholique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://xavierdiacrecatholique.blogspot.com/2009/05/homelie-pour-le-6eme-dimanche-de-paques.html</link><author>xvrvillette@gmail.com (Xavier diacre catholique)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8939377368278485019.post-4030373023344153515</guid><pubDate>Sun, 26 Apr 2009 21:01:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-04-26T22:10:36.631+01:00</atom:updated><title>Homélie pour le troisième dimanche de Pâques, 26 avril 2009</title><description>&lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(255, 0, 0); font-size: 10px;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;Reprenons nos quatre textes ensemble : j'ai besoin de votre participation. D'où est tirée la première lecture? Du Livre des Actes des Apôtres. Le psaume ? C'est le psaume 4 qui est très court. Un psaume donc Ancien Testament. La seconde lecture   De la première lettre de St Jean, donc Nouveau Testament. Et l'Evangile ? De St Luc, donc Nouveau Testament. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;Donc combien de textes de l'Ancien Testament ? Un. Et combien du Nouveau Testament ?  Trois. Et maintenant, plus compliqué : parmi ces textes, avez vous remarqué que deux ont le même auteur. Lesquels ? L'Evangile et les Actes. Mais ces deux textes, l'Evangile et la première lecture, nous les avons lus dans l'ordre liturgique, et ce n'est pas l'ordre chronologique. Les Actes viennent après l'Evangile de Luc. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;C'est d'autant plus important aujourd'hui que le passage de l'Evangile que nous avons entendu est tiré du chapitre 24 de St Luc, versets 35 à 48 c'est à dire, à 5 versets près, la fin de l'Evangile.  Donc très très près du début des Actes.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;Je vous propose de remettre ces deux textes dans l'ordre chronologique. Cela va nous aider à les comprendre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal"&gt;L'Evangile commence juste après deux récits que vous connaissez, mais que nous n'avons pas lu. Le premier  se passe le matin de la résurrection de Jésus. Les femmes qui sont allé au tombeau sont revenues en disant avoir vu deux anges. Les anges leur ont parlé. Elles racontent... Mais les apôtres ne les croient pas.... Pierre va voir mais il revient sceptique. ..A ce moment là deux disciples décident de rentrer chez eux à Emmaus et en chemin, vous connaissez l'histoire, ils sont mis devant l'évidence. C'est le texte qui précède tout juste le nôtre. Ils en sont certains, ils ont vu Jésus, il était là, il marchait avec eux, il a mangé avec eux, il leur a expliqué toutes les écritures... Ils sont tout excités. « Il était là, je te dis, je l'ai vu comme je te vois. Pierre, tu me crois? Et toi Jean, tu me crois ? » Silence... &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal"&gt;Ça n'a pas l'air de passer...Ils parlaient encore quand Jésus se présenta au milieu d'eux.... Ils sont d'abord terrifiés, puis Jésus leur montre qu'il n'est pas un fantôme. Il mange avec eux. Et il leur explique qu'il ne pouvait pas en être autrement. Il fallait qu'il passe par là, pour que l'Amour de Dieu soit plus fort que la mort même.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;Et ensuite? Ensuite c'est à eux! A eux d'être témoins, à eux de prendre le relais, à commencer par Jérusalem. A eux d'inviter les hommes à changer de comportement et à accueillir l'Esprit Saint dans leur vie. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;Puis Jésus leur promet l'Esprit, et « au revoir »! &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;Et c'est là qu'il faut enchaîner sur les Actes des Apôtres, qui commencent par le don de l'Esprit Saint. L'Esprit promis en Luc 24 49, le voici donné en Actes 2. Pierre l'a reçu aussi. Il est rempli de la joie de la Résurrection. Il vient de voir Jésus, c'était il y a quoi, deux mois, et il a reçu l'Esprit il y a dix jours peut-être. Et il vit avec. Juste avant que commence notre seconde lecture, Pierre vient de dire une parole qui a remis debout un homme paralysé de naissance. Les gens qui ont vu ça sont stupéfaits! Alors ils sont prêts à écouter Pierre qui  invite les juifs, à commencer par ceux de Jérusalem, à changer de vie : « vous avez méprisé, livré et tué Jésus. Mais Dieu l'a ressuscité. Et Dieu ne vous en veut pas, il vous a pardonné ». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;Au lieu qu'ils soient l'objet de la colère de Dieu, comme quand Dieu s'était fâché au déluge, ils sont l'objet de la grâce de Dieu: la promesse est pour eux, d'abord pour eux, gens de Jérusalem. Et Pierre les appelle : « changez de vie, croyez! »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;On voit mieux en replaçant les textes dans l'ordre comment ils s'enchaînent. Pierre fait exactement ce que Jésus a demandé aux apôtres. Il commence par Jérusalem. C'est Paul qui petit à petit va se trouver obligé d'aller vers les paiens. C'est à dire nous. "toutes les nations" dit le texte&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;Je voudrais insister un peu sur le ton de la parole de Pierre. Le ton de sa voix. Pierre n'est pas dans le reproche. « Vous avez tué Jésus, eh bien vous allez voir maintenant! Dieu l'a ressuscité, Jésus. » … Non, non... Pierre est dans l'amour de Dieu. Il ne condamne pas. Il annonce simplement la réalité : vous l'avez tué, par « méconnaissance ». Dieu l'a ressuscité et les premiers heureux bénéficiaires de la promesse, c'est vous ». Je vous invite à prendre le temps d'écouter la voix de Pierre dans votre méditation.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;La suite, nous la trouvons dans la lettre de Jean. L'auteur s'adresse à des chrétiens qui sont déjà plus éloignés du jour de la Résurrection du Christ. De plusieurs années. Trente ans, cinquante ans peut-être. A cette époque là ça peut faire deux générations. De ce point de vue ils nous ressemblent d'avantage.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt; Jean leur parle, mais nous pouvons lire la lettre comme s'il s'adressait à nous, donc il « nous » parle avec tendresse : « mes petits enfants ». Comme un maître, ou comme un ancien, un grand-père. Et il dit trois choses : Première chose : nous sommes pêcheurs. L'auteur ne prend guère de temps à discuter là dessus. Il écrit à cause de ça. Deuxième chose : Dieu nous pardonne, et troisième chose, s'il nous pardonne c'est à cause de Jésus. C'est le même mouvement que dans la bouche de Pierre : vous avez  tué Jésus, vous êtes pardonnés, et c'est à cause de jésus que Dieu vous pardonne. Et nous nous souvenons que c'est Jésus lui-même qui a demandé le pardon sur la Croix.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;S'il y a parmi vous quelqu'un qui se croit trop pêcheur pour être pardonné, qu'il regarde maintenant ce que Pierre dit aux gens de Jérusalem : « vous avez tué Jésus, eh bien Dieu vous pardonne. L'amour de Dieu est pour vous, mais mettez vous sans attendre à vivre avec lui. »  Il arrive trop souvent que des gens, et des jeunes, mettent fin à leurs jours parce qu'ils pensent que plus personne ne pourra leur pardonner et les aimer. Mais Dieu est au delà de nos limites. 60 jours après Pâques, environ, Pierre le proclame déjà : la grâce de Dieu est même pour ceux qui ont tué son Fils. Alors nous pouvons relire le psaume et nous tenir dans la confiance, surtout quand nous avons du mal à croire au pardon de Dieu : &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Tahoma, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal"&gt;« &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal"&gt;Quand je cr&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal"&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-weight: normal"&gt;i&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal"&gt;e, réponds-moi, Die&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal"&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-weight: normal"&gt;u&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal"&gt;, Toi qui me lib&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal"&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-weight: normal"&gt;è&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal"&gt;res dans la détresse,&lt;br /&gt;Pitié pour moi, éco&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal"&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-weight: normal"&gt;u&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal"&gt;te ma prière !&lt;br /&gt;Sur nous, Seigneur, que s'illum&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal"&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-weight: normal"&gt;i&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal"&gt;ne ton visage !&lt;br /&gt;Dans la paix moi aussi, je me co&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal"&gt;&lt;u&gt;&lt;span style="font-weight: normal"&gt;u&lt;/span&gt;&lt;/u&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-style: normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal"&gt;che et je dors, car tu me donnes d'habiter, Seigneur, dans la confiance. »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-left: 0.29cm; margin-right: 0.29cm; margin-top: 0.4cm; margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Arial, sans-serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 9pt;font-size:85%;"&gt; Amen&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8939377368278485019-4030373023344153515?l=xavierdiacrecatholique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://xavierdiacrecatholique.blogspot.com/2009/04/homelie-pour-le-troisieme-dimanche-de.html</link><author>xvrvillette@gmail.com (Xavier diacre catholique)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8939377368278485019.post-1744680893575075712</guid><pubDate>Sun, 12 Apr 2009 05:45:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-04-12T07:39:05.263+01:00</atom:updated><title>Homélie pour la veillée pascale du 11 avril 2009</title><description>&lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;"&gt;Certains d'entre vous se disent peut-être : aie-aie-aie, c'est Xavier qui prêche et il y a sept textes ! Pourvu qu'il ne lui prenne pas l'idée de commenter chaque texte sinon on en a pour toute la nuit ! Je vais donc être raisonnable.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;"&gt;Dans la veillée complète, il y a en réalité: 7 lectures de l'Ancien Testament, entrecoupées de 7 Psaumes ou Cantiques, puis,  une lettre de St Paul, un psaume et l'Evangile. Au total, 17 passages de la Bible. Si on y regarde de plus près, on voit que c'est l'Ancien Testament qui semble se déployer, comme une fleur qui s'ouvre. De une lecture habituellement, nous passons à sept. Bien évidemment il n'est pas possible de commenter les 7 en quelques minutes. Alors pourquoi ce déploiement de textes ?&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;"&gt;C'est pour que nous développions nos racines. Pour que nous comprenions bien la longue histoire qui a précédé l'évènement de la Résurrection de Jésus. Dans certains évènements heureux, comme par exemple le mariage d'un enfant, il arrive que l'on ressorte les vieilles photos de famille que l'on conserve précieusement, pour se souvenir de tout le chemin parcouru. C'est un peu ce que nous faisons ce soir : nous sortons les photos des 2000 ans au moins qui ont précédé la Résurrection de Jésus.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;"&gt;Déroulons les rapidement :&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;"&gt;La lecture du second récit de la création, dans le livre de la Genèse est là comme pour nous dire que le salut de Dieu, celui qu'il nous donne en nous faisant accéder à sa vie, Dieu le désirait dès la création du monde. C'est une histoire de famille qui remonte très très loin. Au sommet de l'Univers Dieu a fait l'être humain à son image, homme et femme, pour faire alliance avec eux. Nous avons entendu cette lecture.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;"&gt;Puis vient Abraham et le passage du sacrifice interrompu : Dieu ne veut pas la mort d'Isaac. Dieu est du côté de la vie.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;"&gt;Puis vient l'exode, en ce moment du passage de la Mer Rouge où Moïse comprend deux choses : que Dieu est avec lui, d'une part, et que si Dieu est là c'est pour libérer son peuple de la main de ses oppresseurs. Dieu est avec moi, Dieu me libère. Nous avons aussi entendu ce passage.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;"&gt;Puis vient Isaïe, au chapitre 54... Dieu crie son amour pour l'humanité : « J'ai juré de ne plus me mettre en colère contre toi. Mon amour pour toi ne changera pas, même si les montagnes changeaient de place, même si les collines étaient ébranlées... » Pourquoi Dieu est-il avec moi ? Pourquoi m'a-t-il libéré : parce qu'il m'aime.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;"&gt;Puis Isaie, chapitre 55, L'eau : venez boire l'eau que je vous donnerai, sans argent et sans rien payer. Venez à moi, écoutez et vous vivrez : « vous entendez là l'annonce du baptême, et cette promesse : « mon alliance sera éternelle ». Pas seulement solide, mais éternelle. Et le passage se termine par cette phrase prophétique : « Ma Parole ne me reviendra pas sans avoir réussi sa mission » Ma Parole: vous savez que c'est Jésus lui-même.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;"&gt;Vient ensuite le prophète BARUC. Dans sa bouche, Dieu supplie. Dieu souffre. Il appelle son peuple : « revenez à moi ». Dans notre culture populaire nous avons un récit qui illustre cela : la chèvre de monsieur SEGUIN. Monsieur SEGUIN a tout fait pour protéger sa petite chèvre, et quand il voit qu'elle s'est enfuie dans la montagne, il l'appelle à n'en plus finir. Il est déchiré. Il sait ce qui va lui arriver. « Reviens » : Il sonne de la trompe toute la soirée... Dieu fait ça pour nous: « revenez ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;"&gt;Enfin Ezékiel : Dieu n'en peut plus des bêtises de son peuple. Alors il décide une nouvelle alliance. « Je verserai sur vous une eau pure, et vous serz purifiés.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;"&gt;Et c'est ainsi que Dieu décide d'envoyer Jésus. Nous voyons bien que c'est une longue, longue histoire d'amour.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;"&gt;Et nous voilà arrivés à Jésus. Il est mort. C'est la consternation. La débandade. Tous les disciples se sont carapatés. Tous sont terrorisés, ou KO. Le maître est mort. A ce moment là, l'histoire de Jésus ne vaut pas une ligne dans le livre de l'histoire de l'humanité. Zéro pointé. Même sa mort est malheureusement aussi banale qu'ignominieuse. Mais nous entendons encore la phrase qui a ouvert la liturgie d'hier soir : « mon serviteur réussira dit le Seigneur. »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;"&gt;Alors apparaissent trois femmes. Alors que tous les garçons sont déprimés, elles, elles se lèvent, elles achètent des aromates, et elles vont soigner le corps de Jésus.  Au moment où la promesse semble tombée à l'eau, elles sont là, dans la fidélité et la gratuité. Qu'ont elles à attendre en retour ? Rien. C'est fini. Mais elle sont là. Au même moment ou presque, deux hommes se lèvent aussi, mais eux, c'est pour quitter Jérusalem, le coeur en bandoulière, et pour repartir dans leur village, à Emmaus. Je vous invite à contempler ces femmes un instant, dans le don gratuit de leur fidélité.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;"&gt;Leur amour de Jésus va leur permettre d'être les premiers témoins de la Résurrection. Le tombeau est vide. Jésus n'est plus là. Un ange les accueille, et les envoie dire l'incroyable nouvelle.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;"&gt;Vous le savez, nous n'avons pas de vidéo de la Résurrection. Mais ce qui est certain, ce qui est écrit dans l'histoire, c'est que le vendredi il n'y avait plus rien, rien qu'un corps dans une tombe, et un petit groupe d'amis déçus, vidés, perdus, et que quelques mois, quelques années plus tard il y en a déjà partout autour de la méditerranée des chrétiens, et que 2000 ans après vous êtes là, et des centaines de millions de personnes sont encore là pour louer le Seigneur, comme l'a demandé Paul :  « Pensez que vous êtes morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus-Christ. »&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; font-style: normal; font-weight: normal; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-family:Georgia, serif;"&gt;&lt;span style="font-size: 13pt;font-size:100%;"&gt;Christ est ressuscité, alleluia, Amen&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align="LEFT" style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8939377368278485019-1744680893575075712?l=xavierdiacrecatholique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://xavierdiacrecatholique.blogspot.com/2009/04/homelie-pour-la-veillee-pascale-du-11.html</link><author>xvrvillette@gmail.com (Xavier diacre catholique)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8939377368278485019.post-7193491079284121234</guid><pubDate>Sat, 14 Mar 2009 16:52:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-03-15T14:38:19.522Z</atom:updated><title>Homélie pour le troisième dimanche de carême</title><description>&lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="font-family:Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dans l'Evangile aujourd'hui, le Seigneur est en colère. Je regarde cette colère contre les marchands du temple avec un oeil particulier, car je suis en colère aussi. Moi, c'est à propos du drame subi par une enfant brésilienne de 9 ans, violée par son beau-père pendant trois ans.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'Times New Roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="font-family:Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je prends ma colère, je la pose à côté de moi, et je rentre dans les textes de ce jour. Oui, Jésus est en colère. Cela peut nous surprendre. Nous déstabiliser. Mais le psaume nous rassure : « les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables » N'ayons donc pas peur, cherchons à comprendre cette colère du Christ, elle a quelque chose à nous dire, à nous, aujourd'hui.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'Times New Roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="font-family:Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Serait-ce que Jésus n'aime pas les marchands en général? Non, je sais que son amour est pour tous, et pour toujours. Donc cette première idée ne tient pas. Essayons d'aller plus loin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'Times New Roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="font-family:Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Serait-ce alors qu'il n'aime pas ces marchands là? Mais qui sont ils ? Des squatters arrivés là sans permissions ? Pas du tout. Depuis des centaines d'années il y a au temple des marchands, qui vendent ce qui est prescrit par la loi pour les pèlerins : des animaux pour les sacrifices par exemple. Mais aussi des changeurs de monnaie, car la monnaie courante porte l'effigie de l'empereur romain et elle n'est pas digne d'être utilisée pour l'offrande au temple. Il faut donc changer son argent courant contre des pièces juives, moins communes. Ces activités sont donc nécessaires au culte de Dieu au temple. Donc Jésus ne peut pas leur en vouloir pour cela. Et l'Eglise nous confirme ce point en nous donnant la première lecture, où nous sont rappelés les dix commandements. La loi. Jésus la connaît par coeur et la respecte. C'est Marie et Joseph qui la lui ont apprise. Sans doute ses parents ont-ils eux-aussi acheté des colombes, et changé de l'argent au temple, quand il est venu à douze ans.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'Times New Roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="font-family:Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Continuons à avancer : Les disciples présents se souviennent d'une parole : « l'amour de ta maison fera mon tourment ». Cette phrase nous indique que la réaction de Jésus n'est pas une fantaisie. Il est tourmenté, profondément choqué.  Comme s'il percevait la présence du mal dans cette cour du temple. Jésus connait bien le mal. Il l'a affronté au désert. Où le perçoit-il? Dans le service que les marchands rendent au temple? Je ne crois pas. Alors où ? Je crois que c'est dans l'intention qui les anime. Dans le mouvement intérieur qui les anime. Ce qui était service du culte est devenu « trafic ». Occasion de profiter de la foi des pélerins, et sans doute abusivement. C'est le mouvement intérieur de l'âme des marchands qui est en cause.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'Times New Roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="font-family:Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;D'ailleurs Jésus nous oriente vers cette lecture avec plusieurs expressions. La « maison de mon Père », où est-elle ? Elle est en nous. Vous êtes le temple de l'Esprit dira St Paul. Et Jésus lui-même dira : « si quelqu'un m'aime il gardera ma parole, et mon Père l'aimera et nous ferons notre demeure en lui ». Alors que veut dire : « ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic? »  C'est de notre âme qu'il s'agit et du lieu où elle vit : notre corps. Le texte poursuit d'ailleurs : « détruisez ce temple et en trois jours je le relèverai : il parlait de son corps » et plus loin : il savait ce qu'il y a dans l'homme ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="font-family:Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Pour moi, pas de doute, la colère de Jésus vise l'esprit du mal qui se développe dans le coeur de ces marchands. Il les conduit à transformer un service en trafic, et à abuser de la dévotion des pèlerins. La colère de Jésus marque la force de son combat contre le mal dans ces marchands, et par extension, en nous. La colère de Jésus n'est pas contre nous, mais contre le mal en nous. Il demande que nous ne soyons pas des repaires de brigands, que nous refusions d'héberger le mal.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'Times New Roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="font-family:Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Et il est frappant de voir que cette colère s'exprime dans le Temple de Jérusalem. Au plus haut lieu de la foi juive. Au plus près du Saint des Saints, là où Dieu réside.  Comme pour que nous voyions bien que le mal peut s'insinuer partout, y compris dans les lieux de foi. Y compris dans le coeur des clercs, des ministres de la foi. Je dois citer les diacres d'abord, puisque j'en suis. Et aussi les prêtres, les religieux, religieuses, les évêques, les cardinaux. Et vous savez très bien que le pape lui-même ne se dispense pas d'avoir un confesseur. Aucun homme, aucune femme, et aucun ministre du culte, n'est à l'abri de faire le mal.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'Times New Roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="font-family:Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Je prends le temps de contempler cette humilité du chef de l'Eglise, qui ne se place pas au dessus de ses frères.Un chef qui demande pardon, ce n'est pas si fréquent. Son humilité m'invite à avancer encore. &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'Times New Roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="font-family:Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Dans sa colère, Jésus vise l'esprit du mal. Mais les coups de corde, ce sont bien les marchands qui les reçoivent. Pourquoi ? Pour qu'ils réagissent. Pour qu'ils sortent de leur torpeur. Pour qu'ils décident de participer au combat contre le mal. Car Dieu ne peut rien faire sans notre collaboration. Il s'est lié à nous par alliance.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'Times New Roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="font-family:Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Alors l'appel musclé de Jésus est pour nous. Nous sommes appelés à participer au combat contre le mal. Cela prend plusieurs formes. Dénoncer l'injustice, faire droit au malheureux. Relisez le premier chapitre d'Isaie si vous pouvez. Mais je dois dire que dans l'Eglise le combat contre le mal porte aussi un nom : se débarrasser du péché. Et il y a un outil précis pour cela, qui s'appelle la confession. Car le mal ne progresse que de personne à personne. Je te blesse, tu blesseras. Je t'humilie, tu humilieras. Je te bats, tu battras... Sauf! Sauf si je casse en moi cette chaîne de violence en demandant à Dieu de me libérer du mal, pour que je ne le transmette plus.  Et Dieu nous libèrera, je vous le promets.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'Times New Roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="font-family:Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Oui j'en suis persuadé, si ce texte nous est proposé en ce troisième dimanche de carême, c'est qu'il y a urgence à entrer dans le combat contre contre le mal. Ce n'est pas seulement une affaire intime ou personnelle, non, non. C'est le combat d'un peuple contre le mal. Où chacun met sa pierre. Je vous en supplie, mettez la vôtre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'Times New Roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt; &lt;span style="font-family:Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il y a urgence. Plus qu'urgence. Voulez vous des exemples ? Regardez le mal à l'oeuvre : le trouble occasionnédepuis 20 ans dans l'Eglise par tel évêque qui se croit plus inspiré que les pères du Concile réunis autour du pape. Ou par tel négationniste. Le désarroi provoqué par le viol d'une enfant de six ans par son beau-père, et par tout ce qui en découle de prises de positions inhumaines, de situations sans issues, de chrétiens ébranlés dans leur confiance en leurs pasteurs. Il doit bien rigoler, l'esprit du mal!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-family:'Times New Roman';"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Il y a urgence. Notre monde va mal. Il a besoin de nous. Et aujourd'hui l'évangile nous dit de prendre des cordes pour chasser tout ce qui est mauvais et a fait son nid en nous-même. Qu'elle serve à cela ma colère : qu'elle soit en moi la colère de Jésus et qu'elle me donne l'énergie de me battre contre le destructeur en moi. C'est là que je peux en premier lieu, agir. Cela paraît fou ? Trop petit ? Peut-être. Alors écoutons St Paul:  « Jésus&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="font-style: normal"&gt;&lt;span style="font-weight: normal"&gt; est puissance de Dieu et sagesse de Dieu. » « La folie de Dieu est plus sage que l'homme, et la faiblesse de Dieu est plus forte que l'homme. ». &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;  &lt;span style="font-family:Times New Roman, serif;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Ensemble, avec notre prêtre qui est comme le médecin de nos âmes, nous pouvons gagner. Car le prêtre reçoit la grâce de pardonner et de délivrer dans le sacrement de réconciliation. Mais il faut décider ce combat. Le carême nous y invite. Que Dieu nous donne la force et l'humilité du Saint-Père. Amen&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style="margin-bottom: 0cm; border: none; padding: 0cm; widows: 2; orphans: 2"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8939377368278485019-7193491079284121234?l=xavierdiacrecatholique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://xavierdiacrecatholique.blogspot.com/2009/03/homelie-pour-le-deuxieme-dimanche-de.html</link><author>xvrvillette@gmail.com (Xavier diacre catholique)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8939377368278485019.post-8730057309989489656</guid><pubDate>Sat, 31 Jan 2009 16:54:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-01-31T19:36:40.073Z</atom:updated><title>Homélie pour la messe anticipée du quatrième dimanche ordinaire 2009</title><description>Le père Hervé GIRAUD, notre évêque, nous invite tous à méditer l'évangile du dimanche suivant pendant toute la semaine, du lundi au samedi. Pourquoi? Parce qu'il est difficile d'entrer dans quatre textes simplement écoutés à la messe. Si par contre on a défriché le terrain et qu'on arrive le dimanche déjà imprégné de l'évangile, si chacun d'entre vous a déjà réfléchi par lui-même sur les textes, ou au moins sur l'évangile, forcément, chacun arrive avec dans sa tête des questions, une façon de comprendre le texte. Et l'homélie est alors plus facile à écouter et à faire vivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Essayons, par exemple, avec la page d'évangile d'aujourd'hui :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Dimanche soir 25 janvier 2009 : je lis l'évangile du dimanche suivant.&lt;/strong&gt; Celui d'aujourd'hui donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Lundi 26 janvier 2009 : j'imagine la scène : je repère les lieux, je découvre les personnages.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;Où sommes nous : A Capharnaum. Où est-ce ? Sur la rive Nord, au bout du lac de Galilée et au bord d'une voie romaine d'importance majeure puisque c'est celle qui vient de l'Europe, et de Rome, et va vers l'Afrique. Rien que ça. Capharnaum est un lieu de passage capital, et donc un lieu de commerce. C'est la gare du Nord de Palestine. Avec le lac en plus, la pêche, le poisson frais et l'ancien frais... Ca court dans tous les sens. On comprend les responsables religieux : avoir une synagogue à cet endroit, ça va de soi. Imaginez ce village qui grouille de monde et d'activité, des gens, au point de convergence avec les routes d'Asie. Des gens de toute couleur, de toutes langues, des chevaux, des ânes, des boeufs, des moutons. Des rues étroites, des maisons petites. En bas du village, près de la côte, la maison de Pierre. Et vers le haut du village, un peu à l'écart des poissons, la synagogue en pierre volcanique grise. Jésus arrive avec ses disciples. Pierre va peut-être chez lui avec son frère. Jésus va chez lui aussi, retrouver son Père. Aussitôt il entre dans la synagogue. Voyez le. Il n'a pas changé depuis ses douze ans : toujours aux affaires de son Père. D'où l'invitation de St Paul dans la seconde lecture : « j'aimerais vous voir libres de tout souci pour que vous soyez attachés au Seigneur sans partage. »&lt;br /&gt;Jésus entre là et aussitôt il enseigne, comme à 12 ans au temple.&lt;br /&gt;Regardons les gens. Ils sont là, ils écoutent, ils sont surpris.&lt;br /&gt;Et moi, où ai-je envie d'être dans ce récit ? Resté au village ou de retour avec Jésus ? Chez moi ou en prière avec lui à la synagogue, entrain de l'écouter ? Où suis-je à ma place ?&lt;br /&gt;J'ai repéré les lieux, j'ai vu la scène et les personnages. Je peux aller me coucher. Et comme dit la Genèse, il y eut un soir, il y eut un matin, ce fut le premier jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mardi 27 janvier : je me concentre sur Jésus&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;« Ils étaient surpris parce qu'il enseignait en homme qui a autorité ». Nous ne savons pas ce que dit Jésus. Mais je repère que par quatre fois l'accent est mis sur la façon dont Jésus enseigne: 22 car il enseignait en homme qui a autorité, 27 Voilà un enseignement nouveau, proclamé avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent. »&lt;br /&gt;Son autorité force au silence. Elle libère, elle délivre. Mais aussi elle surprend, elle inquiète.&lt;br /&gt;Et moi, est-ce que je me souviens que jésus m'ait guidé avec autorité ? Est-ce que je me souviens d'un texte, d'un mot qui m'ait frappé ? Est-ce que l'autorité de Jésus m'inquiète ou m'effraie ? Est-ce que je suis prêt à le suivre ou bien est-ce que je me bouche les oreilles pour ne pas entendre et je crie au seigneur : « Seigneur, appelle le voisin! Surtout ne me dis rien! ». Deuxième jour. Je vais dormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mercredi 28 : l'autorité de Jésus n'est pas celle des scribes:&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;J'observe encore Jésus, et son autorité. Il a de l'autorité, sa Parole fait mouche, elle va droit au but, elle ne tremble pas. Mais Jésus ne prend pas le pouvoir. Il ne se fait pas autoritaire.&lt;br /&gt;Il n'est pas mou, mais il laisse libres ceux qui l'écoutent.&lt;br /&gt;Et moi ? Est-ce que je me sens libre, soutenu et conduit par l'Esprit de Jésus, dans une confiance où je me donne, ou bien est-ce que je viens à la messe parce que j'ai encore un peu peur que le ciel ne me tombe sur la tête. Est-ce que je suis disciple d'un Dieu qui m'aime et qui me respecte ? Un Dieu qui accepte de se faire discret, de ne plus apparaître, à la demande de son peuple, comme le raconte le Deutéronome dans la première lecture. Un Dieu qui soupire comme dans le psaume parce que nous utilisons mal la liberté qu'il nous laisse : Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ?, dit le psaume. Troisième jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Jeudi 29 : Jésus n'explique pas le mal, il le combat.&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;J'entre dans la seconde partie du texte. La rencontre entre Jésus et le démon qui est dans le démoniaque est rude : « cri, vive interpellation, convulsion, grand cri » nous dit l'évangile. C'est ...chaud ! Tout est dit pour manifester le combat entre Jésus et les esprits opposés à la sainteté de Dieu. Jésus manifeste une autorité plus forte que les forces de la mort. Jésus est là pour cela. C 'est la mission qu'il a reçue du Père : engager l'ultime bagarre pour mettre fin à la domination des forces de la mort.&lt;br /&gt;Et moi ? Est-ce que je suis dans le combat spirituel ? Est-ce que j'en ai conscience, ou pas du tout ? Est-ce que le mal pour moi est un racontar de vieux diacre ? Est-ce que je veux participer à cette bagarre ?&lt;br /&gt;Et quand je vois une croix, ou quelque chose qui y ressemble, est-ce que je fais un clin d'oeil au Seigneur ou un merci dans mon coeur. Ce jeudi 29, je pense à dire merci à Jésus qui a fait le plus gros du travail. Quatrième jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Vendredi 30 : Silence !&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;J'entends le cri de l'esprit mauvais, qui hurle le nom de Jésus. Ce cri n'est pas harmonieux. Il est plein de haine. Jésus domine cette force. Quel mystère ? Un homme qui ne serait qu'un homme pourrait-il faire cela ? Le mystère de Jésus, je peux l'approcher, mais il est si grand. Il inspire le respect. Jésus est vrai homme et vrai Dieu.&lt;br /&gt;Je vais me coucher dans ce mystère. Aujourd'hui vendredi, église a fait mémoire de la force de Jésus, là où il semble le plus petit, le plus anéanti, sur la croix. Cinquième jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Samedi 31 : "Qu'est-ce que cela veut dire ?"&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;La réponse n'est pas encore donnée. Je suis dans l'admiration du don de Jésus. Je suis mûr pour venir à la messe et vivre la résurrection, car c'est elle qui répond aux questions. Sixième jour.&lt;br /&gt;Que vienne dimanche Seigneur, car je désire cette résurrection, je désire la partager avec toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, sur six jours, nous avons cheminé avec le texte. C'est plutôt simple , finalement. Surtout avec de l'aide. De l'aide sur les textes du jour, il y en a beaucoup. De l'aide pour un chemin d'une semaine vers le dimanche qui vient, c'est plus rare. Je pense que cela va venir puisque plusieurs évêques souhaitent cette façon d'entrer dans les textes.&lt;br /&gt;Vous le savez, je cherche assez volontiers sur Internet, et je me suis fait aider cette semaine par une petite feuille de rien du tout, que j'ai trouvée sur le site de Notre Dame du WEB et qui s'appelle « versdimanche ». Une feuille recto verso, qui se plie en quatre, que je mets dans ma poche, et qui m'accompagne toute la semaine. J'ai construit l'homélie en m'appuyant sur cette feuille, pour vous donner une idée de son contenu.&lt;br /&gt;Pour les internautes, je mettrai l'adresse sur mon blog mais il suffit de taper versdimanche, en un seul mot, sur un moteur de recherche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Que Jésus vous accompagne toute la semaine, Amen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;http://www.ndweb.org/versdimanche/&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8939377368278485019-8730057309989489656?l=xavierdiacrecatholique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://xavierdiacrecatholique.blogspot.com/2009/01/homelie-pour-le-quatrieme-dimanche.html</link><author>xvrvillette@gmail.com (Xavier diacre catholique)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8939377368278485019.post-2043879986106396256</guid><pubDate>Sat, 10 Jan 2009 16:41:00 +0000</pubDate><atom:updated>2009-01-10T16:56:53.337Z</atom:updated><title>Homélie pour le dimanche du baptême du Seigneur, le 11 01 2009</title><description>Par quelle image pourrais-je représenter les quatre textes de ce jour où nous fêtons le Baptême de Jésus. Nous venons d'entendre le récit du Baptême de Jésus dans l'Evangile selon St Marc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A première vue, nos quatre textes ne sont pas très faciles à relier entre eux. Je vous le rappelle, c'est à cause de cette difficulté qu'il est bon non seulement d'entendre, mais encore que vous ayez sous les yeux les textes de la liturgie du jour. Vous savez qu'il y a des publications pour ça, comme la revue « prions en église » ou « magnificat ». Il existe aussi des recueils annuels des textes des années A,B,C. Avec trois livres vous faites toute la vie. Ou encore vous pouvez les repérer dans votre Bible ou les trouver sur Internet sur le site de la conférence des évêques de France. Mais quelque soit la forme, essayez de les avoir avec vous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle image donc ? Peut-être le doigt. L'index qui désigne, qui montre. Par exemple l'index de Dieu sur le plafond de la Chapelle Sixtine peint par Michel Ange, ou encore l'index de Jésus peint par le Caravage dans la scène de l'appel de Mathieu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi choisir l'image de « l'index qui désigne » ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Notre texte le plus ancien c'est le psaume. Il n'est d'ailleurs pas tiré du livre des psaumes , mais du début du livre d'Isaïe. Et quelle est sa première parole : « Voici le Dieu qui me sauve ». Et à la fin du passage, un indice : « il est grand, parmi vous, le Saint d'Israel ». Le Dieu qui me sauve est grand, et il est parmi nous...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la première lecture, qui est tirée du livre d'Isaïe aussi, l'auteur égrenne cinq idées : 1.Ne perdez pas votre temps à des bêtises. 2. Le meilleur de la vie c'est l'alliance avec Dieu. 3. Alors cherchez Dieu maintenant, tant qu'il en est temps. 4. Ne vous affolez pas si vous ne comprenez pas tout: les pensées de Dieu ne sont pas les nôtres. 5. Soyez en certains, la promesse s'accomplira.&lt;br /&gt;Isaie nous dégage de l'inutile et nous désigne dans quel sens il nous faut avancer : « cherchez Dieu. » Isaïe agit comme un maître, comme un guide de montagne: « c'est par là. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par ordre chronologique vient alors l'Evangile. Jean-Baptiste n'est pas le messie. Il le dit très clairement. « Voici celui qui est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me courber à ses pieds ». C'est clair dit Jean-Baptiste : ce n'est pas moi. Moi je vous ai baptisé dans l'eau.&lt;br /&gt;C'est quoi ce baptême d'eau ? Jean-Baptiste nous propose un mouvement : tournez vous vers Dieu! Comme l'auteur d'Isaie ( « c'est par là ! » ), Jean-Baptiste nous dit aussi « c'est par là ». Il nous indique le chemin. Il nous indique la scène suivante, si visuelle, presque une scène conçue pour Hollywood! Non seulement: « c'est par là », mais même « c'est là, regardez, c'est maintenant ». Nous sommes comme au bord du Jourdain, et nous regardons. Et que voyons nous ? Rien d' extraordinaire. Il y a tout un paquet de gens dans l'eau. Qui font ce geste de conversion, comme pour dire, « je décide aujourd'hui de me tourner vers Dieu. Je demande pardon d'avoir été si indifférent à Dieu ». Il n'y en a pas un qui se démarque des autres. Mais nous sommes attentifs car nous sommes alertés par les conseils d'Isaie : « il est grand, mais parmi vous. C'est par là, c'est là, la promesse s'accomplira... »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et tout à coup au moment où un des hommes va sortir de l'eau, le ciel se déchire et l' Esprit Saint descend sur Jésus, pendant que la voix du Père se fait entendre. Peut on mieux montrer la Trinité ? en Haut le Père, en Bas le Fils, entre eux l'Esprit Saint qui vient du père vers le Fils.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et le Père désigne son Fils bien-aimé : c'est toi !Faites bien attention : le texte ne nous dit pas que les témoins ont vu. Il nous dit que Jésus a vu. J'ai regardé dans le texte grec. C'est bien « il vit ». Comme si cet événement était de l'ordre d'une révélation intime : Non pas « c'est lui », mais « c'est toi ». Comme une confirmation de l'amour du Père au moment de l'envoi en mission. Comme une maman dont l'enfant part pour longtemps ou pour toujours et qui l'embrasse, et qui voudrait que tout son amour passe dans son geste pour que son amour reste avec son enfant quoi qu'il arrive. Il nous est facile d'imaginer la densité de la douleur de la maman, la densité de son désir: que mon amour soit pour toi un bouclier&lt;br /&gt;Et l'amour passe du Père au Fils tout entier par l'Esprit Saint.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors finalement, s'il nous a fallu le signe de « l'index qui désigne » pour nous guider jusqu'à cet instant d'intimité entre le Père et le Fils, il nous faut un autre geste, celui de la mère qui étreint son enfant, pour entrer dans ce moment où le Père conssent à ce que son Fils bien aimé aille souffrir et mourir pour le salut des hommes. Il Consent quel que soit l'arrachement, car il n'y a pas d'autre solution pour sauver le monde. Il n'y a pas d'autre solution. Luc le dira dans le récit des témoins d 'Emmaus : « ne fallait-il pas qu'il souffrit? » Dieu consent profondément au point que toute sa volonté et son désir se rejoignent pour la mission de Jésus&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, je regarde avec émotion, avec gratitude, ce Père qui donne complètement ce qu'il a de plus cher aux hommes. Je n'ai pas le droit de gaspiller ce don.&lt;br /&gt;J'ai reçu le même don, celui de l'Esprit Saint. Pour en vivre. Je n'ai pas le droit de vivre comme si Dieu n'avait pas donné son Fils pour moi : Jésus a inauguré un nouveau geste : Jean-Baptiste nous tournait vers Dieu. Jésus fait bien plus : il introduit Dieu dans l'homme. C'est un mystère que nous ne devons jamais renoncer à découvrir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amen&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8939377368278485019-2043879986106396256?l=xavierdiacrecatholique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://xavierdiacrecatholique.blogspot.com/2009/01/homlie-pour-le-dimanche-du-baptme-du.html</link><author>xvrvillette@gmail.com (Xavier diacre catholique)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8939377368278485019.post-1128230997143587823</guid><pubDate>Fri, 19 Dec 2008 19:12:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-12-19T19:24:46.944Z</atom:updated><title>Homélie pour les 170 ans de l'Institution Saint Charles de Chauny</title><description>&lt;div align="center"&gt;Les lectures sont celles du jour (première) et de la St Charles BORROMEE (4 novembre)&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;&lt;br /&gt;Juges (Jg 13, 2-7)&lt;br /&gt;Psaume 84 (85)&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt;Luc (Lc 14, 15-24)&lt;/div&gt;&lt;div align="center"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui l'Institution St Charles fête ses 170 ans d'existence. Dans cette fête vous avez inséré la célébration de l'eucharistie et je vous en félicite . Nous rendons grâce à Dieu pour chacun des enfants qui sont passés ici, chacune des familles qui nous ont fait confiance, chacun des enseignants, des personnels, des chefs d'établissements qui ont travaillé dans cette maison en 170 ans, et bien sûr tous ceux qui y sont encore. Tous ceux aussi qui ont accompagné l'Institution, prêtres, catéchistes, membres de l'OGEC, de l'APEL, amis, bénévoles... et tous ceux qui qui l'accompagnent encore.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Parmi eux tous, il en est un qui a une place à part. C'est Saint Charles. Saint Charles Borromée. Sa statue est au dessus de la porte et semble presque veiller sur la ville en même temps que sur l'Institution. Mais pourquoi St Charles? L'abbé DESSAINT nous a rappelé son histoire... Pourquoi être allé chercher un archevêque de Milan du XVIème siécle pour être le patron ici ?&lt;br /&gt;Dans un établissement scolaire, on peut se permettre un peu de calcul mental : 2008-170 = ? ? 1838. L'institution a été créée en 1838. Or St Charles est né en ?? vous avez la réponse sur le déroulement de la messe : 1538. 1838-1538 = 300. En 1838, les fondateurs de St Charles entendent parler de ce saint dont on fête le trois centième anniversaire. Et il leur plaît. Ils trouvent qu'il convient bien à la situation. Mais pourquoi donc ?&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Plongeons dans le temps et atterrissons en 1838, dans une salle où sont réunis des prêtres certainement, peut-être des chrétiens influents du moment. La révolution française est achevée depuis une quarantaine d'année. Certains l'ont connue. Après une phase très dure, l'Eglise vit un temps plus paisible mais où il faut reconstruire, sans forcément reconstruire pareil qu'avant. Car le monde industriel avance. On repousse les limites du possible. Les techniciens et les ingénieurs inventent, innovent. C'est un temps de progrès mais aussi un temps de souffrances pour les ouvriers notamment. Tout près d'ici, un jeune artisan vient de racheter un petit atelier de forge et commence à y fondre des poëles de fonte. GODIN. Un homme sensible à la misère des ouvriers. En 1842 il commence l'aventure du Familistère de GUISE, pour améliorer les conditions de vie des ouvriers. Des chrétiens aussi se mettent en route. A cette époque là se créent un grand nombre d'ordres religieux. Objectif : faire connaître Dieu. Des chrétiens se mettent en route aussi ici, dans l'Aisne. Ils veulent éduquer, enseigner, former les jeunes. Ils veulent leur donner des fondements chrétiens pour leur vie. Et ils voudraient leur donner un modèle. &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Or Charles Borromée est une figure qui leur parle. D'abord c'est un garçon instruit, et même extrêmement brillant. Il incarne un peu l'excellence. A 21 ans il est nommé Cardinal par le pape Paul III et il devient presque son bras droit. Il porte avec le pape la réforme indispensable de l'Eglise Catholique et c'est un chantier énorme. Le pape recentre l'Eglise sur ses fondamentaux, et notamment sur la Parole de Dieu. Charles l'aide. Il se bat. Bientôt le pape va le nommer archevêque de MILAN. Là il va veiller à la formation des prêtres, et à l'approfondissement spirituel. On pourrait résumer l'action du pape Paul III et de Charles BORROMEE par ces mots : « Quand tout va mal, revenir à l'essentiel, aux fondamentaux ». &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;C'est bien aussi ce que vivaient les fondateurs de l'institution St Charles, au sortir de la révolution.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Si je veux être fidèle à St Charles Borromée, et aller aux fondamentaux, il faut donc que je médite avec vous l'essentiel, la parole de Dieu qui nous est donnée aujourd'hui, à nous qui vivons la fin d'année 2008. En 2008, nous avons assisté à l'explosion de la crise financière mondiale. En 2009, nous allons commencer à en voir les conséquences, et ce sera dur. Nous aussi, comme les fondateurs de St Charles, comme Charles BORROMEE au XVI ème siècle, nous vivons une période de bouleversements des repères.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;J'aime regarder le psaume : c'est un psaume pour les temps incertains. Le peuple se tourne vers Dieu :&lt;br /&gt;Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,et donne-nous ton salut.&lt;br /&gt;Et le psalmiste rassure : J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ? Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.&lt;br /&gt;Le Seigneur donnera ses bienfaits,et notre terre donnera son fruit.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Les verbes sont au futur simple : le temps de ce qui va advenir certainement&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Dans les moments difficiles, Dieu ne nous abandonne pas.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;La première lecture et l'évangile nous font part de deux situations de rupture : Dans le livre des juges, la femme de SOREA était stérile, et pourtant elle va avoir un enfant. Dans l'évangile, ceux qui vont bénéficier du banquet ne sont pas ceux qui étaient prévus au départ. Ceux qui pensaient ne pas être invités vont remplir la salle, puisque les invités boudent le repas. Le maître qui invite, vous le savez, c'est Dieu.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Là encore, les textes conviennent très bien à ce que vivait St Charles BORROMEE : « quand tout va mal, ne pas désespérer de Dieu, aller à l'essentiel, compter sur lui ». &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Les textes éclairent bien aussi ce qu'ont fait les fondateurs de St Charles : « Oser reconstruire, oser avoir confiance, dans des temps difficiles ». &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;Ils éclairent bien aussi notre temps avec ses convulsions, ses lourdeurs. « Ce temps semble difficile pour la foi chrétienne. Mais ne sous-estimons pas la capacité de Dieu à créer des rebondissements. » &lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Dans 30 ans, le bicentenaire... Que St Charles, à la suite du Christ, nous y conduise.&lt;/div&gt;&lt;div align="left"&gt;&lt;br /&gt;Seigneur, j'écoute, que dis tu ? Tu m'invites à la confiance dans cette période troublée. J'ai confiiance : ce que tu dis crée de la paix pour ceux qui te cherchent.&lt;br /&gt;Amen&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8939377368278485019-1128230997143587823?l=xavierdiacrecatholique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://xavierdiacrecatholique.blogspot.com/2008/12/homlie-pour-les-170-ans-de-linstitution.html</link><author>xvrvillette@gmail.com (Xavier diacre catholique)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8939377368278485019.post-3588006023650640395</guid><pubDate>Fri, 12 Dec 2008 23:16:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-12-12T23:37:16.372Z</atom:updated><title>Homélie pour le 3ème dimanche de l'AVENT 2008</title><description>Les textes d'aujourd'hui tournent notre regard, presque de force, vers Jésus. Comme si nous avions un torticoli, du mal à tourner la tête, les quatre textes sont rassemblés dans un effort commun pour nous y amener. N'oublions pas que nous sommes dans l'Avent. Nous préparons Noël, la naissance de Jésus. La venue de Dieu dans notre humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regardons l'évangile. Jean le Baptiste détrompe ses interlocuteurs : "non, non, non, ce n'est pas moi qui compte! Je ne suis pas le Messie, ni Elie, ni le grand prophète. Je ne fais que préparer le chemin, en vous invitant à vous convertir."&lt;br /&gt;« Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas : c'est lui qui vient derrière moi, » "et la différence entre lui et moi est colossale!" On dirait aujourd'hui « je ne lui arrive pas à la cheville ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Evangile ne nomme pas Jésus dans ce fragment. Il n'est pas nommé non plus dans la première lecture. Mais rappelez vous. Jésus lui-même lit ce texte le jour où il est de retour dans son village et où il prend la parole dans la synagogue. « L'Esprit du Seigneur est sur moi ». En s'attribuant cette parole, Jésus déchaine la colère des juifs pour qui il est impossible d'entendre que Dieu puisse être ce SDF, ce fils du village. Ils ont de Dieu et du Messie une image plus royale, plus majestueuse, plus riche sans doute. Jésus, contrairement à Jean, ne dit pas "ce n'est pas moi". Au contraire il dit "aujourd'hui cette parole s'accomplit à vos oreilles". La première lecture elle aussi nous souffle donc : "c'est Jésus que tu attendais"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regardons maintenant le psaume, qui d'ailleurs n'est pas un psaume. Evènement rare dans nos eucharisties : c'est un cantique du nouveau testament, et vous le connaissez bien. C'est le chant de Marie devant Elisabeth. Nous appelons ce moment la Visitation. Et dites moi, qui est en présence par mères interposées dans la visitation? ... Jésus et Jean-Baptiste. Jean se réjouit, il tressaille dans le ventre d'Elisabeth en ressentant la présence de Dieu qui est en Marie. Et Marie exprime alors son propre chant de joie : « mon âme tressaille de joie en Dieu mon sauveur... » Dès avant sa naissance, Jean est entièrement tourné vers Jésus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et St Paul ? Lui aussi nous invite à la joie. « Frères, soyez toujours dans la joie, priez sans relâche, rendez grâce en toute circonstance ». Puis St Paul développe pourquoi il est juste de rester dans la joie : Dieu est fidèle, il ne nous abandonne pas,même dans la mort. Des raisons pour la joie, on pourrait aussi en puiser dans le cantique de Marie. Il y en a plein.... Vous pourrez le relire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, St Paul adresse aux Thessaloniciens une invitation que nous pouvons vraiment prendre pour nous en ce temps d'Avent : « Que le Dieu de la paix lui-même vous sanctifie tout entiers, et qu'il garde parfaits et sans reproche votre esprit, votre âme et votre corps, pour la venue de notre Seigneur Jésus Christ. » Le cadeau que nous allons recevoir dépasse tout ce qu'on peut imaginer. Il nous est donné par Dieu pour que sa joie soit en nous et que notre joie soit parfaite (Jn 15). Cela justifie bien que nous fassions l'effort d'aller vers lui « sans reproche ». Nous pouvons voir là l'invitation de l'Eglise à nous préparer en vivant aussi le sacrement du pardon et de la réconciliation, que nous appelons la confession. L'objectif que nous visons est d'entrer dans la joie de Dieu. S'il faut pour cela déposer quelques valises ou quelques boulets qui freinent notre route, c'est peu de choses en comparaison de ce que Dieu veut nous donner en Jésus.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8939377368278485019-3588006023650640395?l=xavierdiacrecatholique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://xavierdiacrecatholique.blogspot.com/2008/12/homlie-pour-le-3me-dimanche-de-lavent.html</link><author>xvrvillette@gmail.com (Xavier diacre catholique)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>0</thr:total></item><item><guid isPermaLink='false'>tag:blogger.com,1999:blog-8939377368278485019.post-2409906152353212008</guid><pubDate>Sat, 06 Dec 2008 16:59:00 +0000</pubDate><atom:updated>2008-12-08T21:34:39.844Z</atom:updated><title></title><description>Homélie pour le deuxième dimanche de l'avent 2008:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez entendu la première lecture, tirée du livre d’Isaie :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« &lt;em&gt;Préparez à travers le désert le chemin du Seigneur. Tracez dans les terres arides une route aplanie pour notre Dieu. 04 Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées, les passages tortueux deviendront droits, et les escarpements seront changés en plaine.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Et vous avez reconnu la même parole dans l’Evangile : « &lt;em&gt;Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;J’ai apporté une bêche. Vous avez pris les vôtres ? Où sont les montagnes à abaisser ? Où sont les ravins à combler ? On commence tout de suite…Non,… non. Je vais trop vite. Ecoutons la suite de l’évangile. Comment se fait cet aplanissement de la route du Seigneur ?&lt;br /&gt;Relisons : « &lt;em&gt;Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route. … Et Jean le Baptiste parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés.&lt;/em&gt; »&lt;br /&gt;Voilà notre réponse : la route qu’il faut préparer est dans notre cœur. Ce n’est pas une route matérielle avec des cailloux. Je peux ranger ma bêche. Cette route s’appelle « CONVERSION », &lt;em&gt;un baptême de « CONVERSION&lt;/em&gt; » dit le texte.&lt;br /&gt;Qu’est-ce que cela veut dire : se convertir ? J’ouvre mon encyclopédie catholique. A propos, voilà encore un cadeau de Noël utile : Théo. Ce livre donne réponse à une foule de questions. Donc je lis : &lt;em&gt;Conversion, du mot grec METANOIA :&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;"&lt;em&gt;C'est proprement la transformation du coeur et du comportement. C'est à quoi n'ont pas cessé d'appeler les prophètes de l'Ancien Testament; Jean Baptiste et Jésus Christ en firent la condition de l'entrée dans le royaume des cieux. La METANOIA marque l'entrée dans la vie chrétienne totale."&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;La transformation du cœur et du comportement : Jean Baptiste et Jésus en ont fait la condition de l’entrée dans le Royaume. Dites, ce n’est pas rien ! La condition d’entrée dans le royaume. Levez la main tous ceux qui ne veulent absolument pas entrer dans le royaume… Personne ? ... Donc tous, nous sommes concernés par la METANOIA. Pierre d’ailleurs nous confirme aussi l’importance de la conversion dans la deuxième lecture : 09 « &lt;em&gt;Le Seigneur n'est pas en retard pour tenir sa promesse&lt;/em&gt; (de revenir), &lt;em&gt;comme le pensent certaines personnes ; c'est pour vous qu'il patiente : car il n'accepte pas d'en laisser quelques-uns se perdre ; mais il veut que tous aient le temps de se convertir&lt;/em&gt; » Dieu patiente pour que nous ayons tous le temps de nous convertir.&lt;br /&gt;Donc, nous avons bien entendu, la montagne à abaisser, c’est dans notre tête, dans notre cœur. C’est une transformation du cœur et du comportement.&lt;br /&gt;Oui, mais laquelle ? Dans quel sens ? Faut-il devenir plus dur, plus violent, plus méchant, plus voleur, plus meenteur ? Non. C’est une transformation d’abord pour se laisser aimer.&lt;br /&gt;Un peintre a représenté Jésus devant une porte, et Il frappe à la porte, doucement. Mais sur cette porte, le peintre n’a pas dessiné de poignée. Ce n’est pas un oubli. C’est pour dire que la porte, seuls nous-mêmes pouvons l’ouvrir. Ouvrir la porte et dire à Dieu : "entre, entre et fais comme chez toi en moi. Agis comme bon te semble… Je te laisse toute l’initiative, je te remets toutes les clés. Je ne t’invite pas seulement pour que tu me soulages de tel ou tel mal, je ne t’invite pas pour t’asseoir dans ce fauteuil et ne plus bouger, je t’invite pour que tu sois libre de me changer, libre de me faire ressembler de plus en plus à Jésus". C’est cela se convertir : donner de toutes ses forces à Jésus l’autorisation d’être libre en nous. Donner son cœur à Jésus c’est lui donner la liberté de le transformer et d’en chasser tout ce qui fait le mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je dis « à Jésus » … Est-ce bien sûr ? Il vaudrait mieux dire « A l’Esprit Saint » Comme le dit l’Evangile : "&lt;em&gt;Jésus vous baptisera dans l’Esprit-Saint&lt;/em&gt;". Mais ça, c’est une autre affaire, dont nous aurons l’occasion de reparler. C'est la réponse de Jésus à notre invitation, c'est le don qu'il désire nous faire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour aujourd’hui je vous propose cette prière, que vous pouvez faire avec moi :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Père, Je regrette vraiment le mal que j'ai commis pendant ma vie...&lt;br /&gt;Je t'en prie, pardonne moi. Je veux désormais renoncer à tout ce que je sais être mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci d'avoir envoyé ton fils Jésus qui est mort pour moi sur la croix afin que je sois pardonné et libéré. Désormais je veux le suivre et lui obéir car je le reconnais comme mon Seigneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Viens en moi. Viens et sois libre en moi. Viens et transforme moi pour que je ressemble de plus en plus à Jésus. Et moi, j'accepte par avance ce qu'il te faudra transformer en moi pour cela.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci de m'offrir maintenant le don de ton pardon et de ton Esprit. J'accueille ce don que tu me fais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je t'en prie, entre dans ma vie par ton Esprit Saint et reste sans cesse auprès de moi. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur, Amen&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/8939377368278485019-2409906152353212008?l=xavierdiacrecatholique.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</description><link>http://xavierdiacrecatholique.blogspot.com/2008/12/homlie-pour-la-messe-anticipe-du.html</link><author>xvrvillette@gmail.com (Xavier diacre catholique)</author><thr:total xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'>1</thr:total></item></channel></rss>